Éric Teyssier, La Prophétie des aigles - chapitre 4

35 4 LA FORÊT GERMANIQUE. CÔTÉ SINISTRE. Dans la forêt encore embrumée, les rayons du soleil peinent à traverser les frondaisons. Quietus et Macrinus avancent prudemment dans la clairière où les Yazigues ont fait étape. Il n’y a aucune trace de foyer. — Les Germains ont dû passer la nuit à grelotter pour ne pas se faire repérer. Mis à part l’herbe piétinée par les chevaux et les hommes, les barbares n’ont laissé derrière eux que le cadavre d’un homme. Macrinus retourne le corps sans vie avec son pied. L’homme roule sur le dos. Sa gorge a été tranchée. Un flot de sang noir a recouvert sa poi- trine et sa barbe poisseuse. Quietus s’accroupit pour l’observer en détail. — Il était aussi blessé au flanc. Mais il n’est pas mort de ça. — Il ne pouvait plus suivre. Ils l’ont achevé. — Par Saturne, c’est dommage, il aurait pu nous donner des informations. J’aurais su faire parler ce chien.

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